chirurgie esthetique

FAQ Syndrome de Poland

  1. Qu’est ce que le syndrome de Poland ?
  2. Qu’elles sont les malformations du syndrome de Poland ?
  3. Y a-t-il un âge minimum pour traiter le syndrome de Poland?
  4. Est-il préférable d’avoir recours au traitement avant ou après une grossesse ?
  5. Quels examens médicaux sont nécessaires avant un traitement du syndrome de Poland ?
  6. Combien de temps dure l’intervention d’une reconstruction thoraco-mammaire ?
  7. Quel type d’anesthésie est nécessaire pour une reconstruction thoraco-mammaire ?
  8. Mes cicatrices seront-elles visibles ?
  9. Ressent-on beaucoup de douleurs après l’intervention de la reconstruction thoraco-mammaire ?
  10. Comment se déroulent les suites opératoires ?
  11. Y a-t-il des complications liées à l’intervention ?
  12. Quelles activités doivent être suspendues et pendant combien de temps ?
  13. Quand pourrais-je apprécier le résultat définitif du traitement du syndrome de Poland ?
  14. Combien coûte un traitement du syndrome de Poland ?
  15. Dans quels cas l’intervention du traitement du syndrome de Poland est elle prise en charge par la sécurité sociale ?

1. Qu’est ce que le syndrome de Poland ?
D’origine congénitale, le syndrome de Poland est une malformation congénitale découverte en 1941.

Il se défini généralement par diverses malformations d’importance variable dont le dénominateur commun est un defaut de développement du muscle pectoral.

Cette anomalie touche aussi bien l’homme que la femme et est exceptionnellement bilatéral.

Le traitement du syndrome de Poland repose sur la reconstruction musculaire par le muscle grand dorsal (dans sa forme musculaire pure), et sur la reconstruction du volume des seins, chez la femme, à l’aide de prothèse(s) mammaire(s).

2. Qu’elles sont les malformations du syndrome de Poland ?

Les principales malformations se caractérisent par :

  • Aplasie unilatérale du grand pectoral : absence partielle du muscle situé sur la poitrine permettant de réaliser les mouvements de l’épaule.
  • Hypotrophie mammaire : développement insuffisant. Présence de petits seins, sans volume ni projection

D’autres malformations sont aussi la conséquence du syndrome de Poland :

  • Brachydactylie : brièveté des deuxièmes phalanges de la main
  • Syndactilie (ou oligodactylie) : fusion des doigts
  • Asymétrie des membres supérieurs
  • Dextrocardie cardiaque
  • Anomalies de la paroi thoracique, abdominales (diaphragme, foie, intestins, côtes), etc.

> Retour à l’article

3. Y a-t-il un âge minimum pour traiter le syndrome de Poland ?
Il est fortement conseillé de traiter le syndrome de Poland en fin de croissance, pour une stabilité d’évolution des malformations.

4. Est-il préférable de traiter le syndrome de Poland avant ou après une grossesse ?

Il n’est pas necessaire de traiter un syndrome de poland avant ou après une grossesse. Toutefois, une période de 6 mois doit séparer une grossesse de l’intervention

5. Quels examens médicaux sont nécessaires avant un traitement du syndrome de Poland ?

un bilan biologique préopératoire est nécessaire.
La mammographie est un examen médical conseillé chez la femme notamment pour le sein controlatéral.
Un bilan photographique est également nécessaire pour observer la caractéristique de votre poitrine.
Dans certains cas, un examen morphologique du thorax par un scanner ou un IRM peut être demandé.

> Retour à l’article

6. Combien de temps dure l’intervention ?

L’intervention dure entre 1 heure à 2 heures. L’hospitalisation d’au moins 1 jour, et jusqu’à une semaine, peut etre nécessaire.

> Retour à l’article

7. Quel type d’anesthésie est nécessaire ?

Même si le chirurgien peut choisir avec vous et le médecin anesthésiste la formule la mieux adaptée, c’est généralement l’anesthésie générale, où vous êtes totalement endormie, qui est pratiquée lors de la reconstruction dans le cadre du traitement du syndrome de Poland.

Dans ce cas, il est nécessaire d’être à jeun, c’est-à-dire de ne plus boire ni manger ni fumer au moins 6 heures avant l’intervention. Aucun médicament contenant de l’Aspirine ne devra être ingéré dans les 10 jours précédant l’intervention.

> Retour à l’article

8. Mes cicatrices seront-elles visibles ?

Les cicatrices sont la conséquence des incisions réalisées pour la correction du grand dorsal et la placement éventuel de prothèse(s) mammaire(s).
Elles sont le plus souvent situées au niveau de la ligne axillaire et au pourtour de l’aréole.

> Retour à l’article

9. Ressent-on beaucoup de douleurs après l’intervention ?

Les douleurs dépendent du cas de chaque patient mais peuvent parfois être douloureuses. Dans ce cas, des antalgiques vous sont prescrits les premiers jours.

> Retour à l’article

10. Comment se déroulent les suites opératoires dans la correction du syndrome de poland ?

Les œdèmes ou bleus et cicatrices apparents après l’intervention de la reconstruction thoraco-mammaire, dans le cadre du traitement du syndrome de Poland, disparaitront rapidement avec le temps.

Dès le retour du bloc opératoire, vous porterez un pansement modelant pour maintenir au mieux la poitrine corrigée.

Vous pourrez prendre des douches dès le lendemain sans oublier de désinfecter les plaies.

> Retour à l’article

11. Y a-t-il des complications liées à l’intervention ?

Malgré la rareté des complications, il est toutefois important de prendre en compte les risques encourus dans le cadre du traitement du syndrome de Poland :

  • Des hématomes plus ou moins importants peuvent apparaître sur la poitrine. Ils nécessitent une reprise chirurgicale de la part de votre chirurgien plastique.
  • Il y a un risque d’infection qui peut survenir après l’intervention.
  • Les cicatrices peuvent mal évoluer. Cette complication n’est pas exclusivement liée à la reconstruction thoraco-mammaire mais à l’intervention médicale en général.
  • Les prothèses mammaires (ou implants mammaires) peuvent former des plis, se dégonfler ou se rompre. Cette complication peut nécessiter une réintervention.
  • La poitrine corrigée peut devenir légèrement asymétrique mais ne justifie pas une reprise chirurgicale.

> Retour à l’article

12. Quelles activités doivent être suspendues et pendant combien de temps ?

Au cours des jours suivants la reconstruction thoraco-mammaire dans le cadre du traitement du syndrome de Poland, certaines précautions sont à prendre en compte pour éviter toute complication et pour s’assurer une bonne tenue de la poitrine :

  • Un arrêt de travail de 1 à 3 jours est conseillé selon votre activité professionnelle
  • Le mois suivant la reconstruction, il est important d’éviter tout effort musculaire important comme de porter des objets lourds, de faire une activité sportive ou même de conduire (auto, moto, vélo).
  • L’arrêt du tabac est fortement préconisé pour éviter des complications liées à la cicatrisation.

> Retour à l’article

13. Quand pourrais-je apprécier le résultat définitif du traitement du syndrome de Poland ?

Le résultat de la reconstruction thoraco-mammaire dans le cadre du traitement du syndrome de Poland est visible dès la fin de l’intervention mais devient définitif progressivement, près de 6 mois après.

> Retour à l’article

14. Combien coûte un traitement du syndrome de Poland ?

Le tarif de reconstruction mammaire dans le cadre d’un traitement du syndrome de Poland est calculé en consultation en fonction du type d’intervention et de la durée du geste mais également selon les diverses prestations proposées par la clinique.

La sécurité sociale prend en charge l’intervention.

> Retour à l’article

15. Comment l’intervention du syndrome de Poland est elle prise en charge par la sécurité sociale ?

La chirurgie plastique reconstructrice et esthétique à la particularité de réaliser des actes pris en charge par l’Assurance-maladie, avec ou sans entente préalable et des actes hors Assurance-maladie donc non remboursables.

Les actes pris en charge peuvent nécessiter une participation financière du patient. Celle-ci pourra être remboursée partiellement ou totalement par les mutuelles complémentaires, en fonction du contrat souscrit.

Pour les actes non remboursables, un devis doit obligatoirement être remis au patient, comportant le détail de toutes les prestations qu’il aura à régler. Le patient dispose d’un délai raisonnable de réflexion (15 jours) pour faire part de sa décision, sans que cela lui porte un quelconque préjudice ou engage la moindre dépense supplémentaire, hormis la consultation.

Dans certains cas frontières de l’esthétique et de la réparation, la décision de prise en charge repose sur l’appréciation médicale du médecin-conseil. Le chirurgien doit alors remplir une demande d’entente préalable avec les explications motivant la nécessité d’une prise en charge par l’Assurance-maladie. Cette demande d’entente préalable doit être déposée par la patiente à son centre de sécurité sociale. L’obtention de l’accord met une à deux semaines.

Ainsi, la Sécurité sociale rembourse le traitement du syndrome de Poland.